Interview Crédit agricole
« Le modèle coopératif permet de porter des valeurs humanistes »
Troisième au Palmarès Employeurs 2011, le Crédit Agricole cultive son ancrage régional et ses spécificités mutualistes. Entretien avec Camille Béraud, directeur général adjoint de la Fédération nationale du Crédit agricole, en charge des ressources humaines.
Le Crédit Agricole figure en bonne position dans le palmarès RegionsJob. Comment interprétez-vous ces résultats ?
C'est une très bonne nouvelle. Cela récompense la présence du groupe sur l'ensemble du territoire, et sa politique de recrutement très ouverte - de Bac +2 à Bac +5. C'est aussi le résultat des possibilités d'évolution offertes par la banque sur toute une palette de métiers, au niveau régional, mais aussi national et international. Enfin, la spécificité coopérative et mutualiste du Crédit Agricole permet de porter un certain nombre de valeurs humanistes, tels le respect des hommes, la convivialité, la coopération, l'égalité des chances...
Pouvez-vous donner des exemples concrets sur les avantages offerts aux collaborateurs ?
En matière de rémunération, notre politique est à mon avis assez favorable aux salariés. Elle s'équilibre entre le salaire de base, le variable – lié à des critères collectifs et individuels – et l'intéressement, qui permet de partager les profits. De même, pour la formation, nous accompagnons nos collaborateurs tout au long de leur carrière professionnelle, avec un centre de formation intégré et la possibilité d'évoluer jusqu'à Bac +5 sur les métiers de la banque.
Sur quels points travaillez-vous actuellement ?
Nous mettons en œuvre notre nouveau projet de groupe, qui vise à faire du Crédit Agricole la banque universelle de proximité en Europe. Dans ce cadre, nous mettons l'accent sur la relation client, mais aussi sur la qualité du management et des relations avec les hommes et les femmes qui constituent l'entreprise. L'un des objectifs est de fluidifier les relations entre les différentes entités et de renforcer la culture de groupe. Il ne s'agit pas de gommer les différences régionales, mais bien d'avoir des stratégies homogènes et des objectifs communs.
Quel est le principal secret pour améliorer l'attractivité ?
Il faut être cohérent entre ce que l'on dit et ce que l'on fait, et montrer une vraie volonté de développement des ressources humaines.
Propos recueillis par Christophe Dutheil.